
Vouk Voutcho, un libertin devenu ermite
Un homme libre en chute libre
Livres présents sur le site
CONTES À DORMIR DEBOUT
Recueil de nouvelles
L’homme libre en chute libre (Cinq soties) - Premier jour d’apocalypse. La roulette russe. Un pyromane en Corse. Apprivoiser la tragédie. L’enfer se trouve sur l’autre rive. - Contes de fées de la vie ordinaire - www.enfers.com. Le fossile vivant. Traité de l’immortalité - Trois fables d’amour - Conte moral. Le regard assassin. Un sujet fidèle.
Édition conjointe Éditions de Chambre et Ebooks libres et gratuits – liens de téléchargement ci-dessous.
Commentaire
Les «Contes à dormir debout» visent à nous faire rire, nous faire sourire ou nous serrer le coeur. Leur dénominateur commun est la volonté d'apprivoiser la tragédie. Leur thème commun est l'amour sous tous ses aspects, faisant face au grotesque du réel. L'amour, le dieu des sentiments, qui idolâtre, qui nous porte au septième ciel, qui ridiculise et piétine toutes les règles de la morale, qui hait et qui est capable même de donner la mort. L'amour qui, avant tout, inspire le courage et donne la vie. Dans ce bouquet de récits, choisissez votre fleur préférée: celle qui fait rire de bon coeur ou rire jaune, celle qui fait sourire ou soupirer, ainsi que celle qui, peut-être, vous fera essuyer une larme.
ENFER D'UN PARADIS
Roman
Édition conjointe Éditions de Chambre et Ebooks libres et gratuits – liens de téléchargement ci-dessous.
Ce livre a été réécrit en français et traduit du serbo-croate avec Zdenka Stimac à partir du roman LE PARADIS TERRESTRE, Superroman, Belgrade – 4 éditions, vendues à 40 000 exemplaires).
Commentaire
Une comédie mélancolique qui finit tant bien que mal en Corse-du-Sud, racontée « à trois voix », dépeignant une croisière sur le bateau « l'Arche de Noé » d'une compagnie des « animaux humains », saisis d'un désir frénétique de s'acoquiner avec le démon des vacances et de faire un pied de nez à la décence et au sérieux. Des rescapés d'un monde où les rêves n'ont plus cours. Des esclaves de l'ordre social, miraculeusement délivrés de leur joug pour une petite quinzaine, cette nouvelle liberté leur montant à la tête et ébranlant leur terne routine quotidienne.
L'érotisme de l'autodestruction de joyeux insouciants, ignorant ce que les mafieux trament dans l'ombre... Un assassinat commis sur le no man's land, entre le rêve et la réalité... L'île de la Beauté et ses charmes paradisiaques qui, parfois, mènent à l'enfer...
Liens de téléchargement des livres
Biographie
Vouk Voutcho, né en 1937 en Royaume de Yougoslavie, est issu d'une famille d'origine et de culture romaines, dont les membres ont, pour la plupart, fait leurs études, leur fréquentation des surréalistes français et leurs ondulations permanentes à Paris.
À l'âge de huit ans il a perdu sa mère dans le plus grave des accidents : le suicide. Pour faire guérir cet enfant mortifié, il est devenu à l'âge de vingt-cinq ans le play-boy le plus envié de son pays : dramaturge, réalisateur, prosateur, époux ou amant de plus belles femmes de son ex-patrie...
Pour guérir ce diable d'homme, à l'âge de soixante-quatre ans, il a décidé de quitter pour toujours la basse altitude et de s'installer dans un village en Haute-Savoie. Résident permanent en France depuis 1972, il est membre sociétaire de la Société des Gens de Lettres, à partir de 1983. Depuis quelques années, pour se dresser contre les atrocités révoltantes en ex-Yougoslavie, il écrit directement en français : une nouvelle langue est souvent une nouvelle existence, une nouvelle patrie.
Vouk Voutcho a créé les Éditions de Chambre, la plus petite et la plus haute maison d'édition de France, située au village du Praz-de-Lys, en Haute-Savoie, à l'air pur et libre de ses 1500 mètres d'altitude.
Bibliographie
Outre les romans détaillés ci-dessous, Vouk Voutcho est l'auteur de plusieurs dizaines de nouvelles, de poèmes et d'essais, publiés dans les plus grands journaux et les revues littéraires yougoslaves entre 1956 et 1970, et d'une dizaine de pièces jouées dans les plus importants théâtres ex-yougoslaves de 1960 à 1970 : Théâtre national populaire de Belgrade, Théâtre dramatique yougoslave etc.
LES VOLEURS DE FEU
Roman, 235 p. Éditions du Seuil.
Traduit du serbo-croate par Jean-Louis Faivre d'Arcier et Vladimir Balvanovic.
Ce beau roman n'est malheureusement plus disponible en librairie, sauf sur le «marché de l'occasion»...
Extraits de presse
Jean-François CHAIX – Le Nouvel Observateur :
Inutile de chercher dans « les Voleurs de feu » la réconfortante convention romanesque où êtres et choses resteraient même dans l'horreur, les dépositaires d'une logique toute occidentale : ici, règne l'arbitraire. Ici, l'acte pur est le seul garant de destin que les puissants et les faibles emmêlent, en une unité grinçante mais nécessaire, devant les menaces de dangers toujours présents : les loups, les aigles, la famine, le froid, la sécheresse – Voutcho lui a consacré des pages inoubliables – , l'obsession de la chair, du pouvoir, du sang, de la vengeance et de la mort. [...]
On lit d'une traite le roman de Vouk Voutcho, sort de Giono dément, dont la cruauté s'apparente à celle de Jerzy Kozinski.
Vladimir BALVANOVIC – Le Monde :
« Les Voleurs de feu » possède toutes les formes d'une légende : une invention fabuleuse, des récits fantastiques, une inspiration qui puise son souffle dans l'irréalité du réel. Tout y est démesuré: passions, événements, sentiments. Les images ne sont que d'énormes tableaux pleins de feu et de sang, traversés d'orages. Rien n'y est à la taille de l'homme, ni la férocité, ni la lâcheté et encore moins le courage. C'est un conte où le merveilleux se présente à l'envers, où le bien est vaincu par le mal, omniprésent et éternel. [...]
Un livre dont la brutalité n'est pas une fin en soi, mais un parti pris. On dirait que l'auteur est dégoûté de ce peuple de serfs, réputé orgueilleux et pourtant si lâche, vaniteux et vil et qui ne saura jamais sortir de son époque médiévale. [...]
Admirablement écrit, fort et inspiré, ce texte plein de poésie ouvrira peut-être de nouvelles voies dans une littérature déjà passablement essoufflée.
Jean-Louis DE RAMBURES – L'Express :
C'est ce monde de rêve, à la fois minutieusement réaliste et totalement irréel, terrifiant et vibrant de tendresse, cruel et érotique, dans lequel nous transporte Vouk Voutcho. [...] Les Voleurs de feu ne sont pas seulement un conte fantastique, mais surtout une fable mythologique dont le thème est la mort.
LA FILLE DE FAUST
roman – version 2002 – disponible en téléchargement chez Éditions de Chambre.
Ce livre a été réécrit en français à partir de LA FEMME FAUST,
roman
traduit du serbo-croate par Alain Rustenholz et l'auteur, paru chez L'Âge d'Homme.
Extraits de presse
Roger ASCOT – « Le droit de vivre » :
Avec La Femme Faust , Vouk Voutcho nous conte l'une des plus belles et étonnantes histoires qu'il nous ait été donné de lire ces temps-ci.
Sans doute le mythe – transplanté dans le temps et l'espace, en 1946 et dans les Balkans, dans une république populaire – est-il le même que celui qui traversa, telle une pluie d'étoiles, l'œuvre de poètes, princes ténébreux, au rêve tourmenté et avide.
Le diable tentateur existe toujours. Et l'envoûtement de Faustina (l'héroïne de Voutcho) la conduira fatalement à la mort. [...] Et le roman de Vouk Voutcho se lit comme la plus implacable vision romanesque d'une humanité en quête vaine d'absolu. C'est ce qui en fait son prix, qui est grand.
Jacqueline Bruller – Le Magazine littéraire :
Elle s'appelle Faustina, c'est la fille de Faust. Une comédienne. Celle qui s'empare de l'âme des autres et les fait vivre sur une scène. Dès l'enfance élue, marquée au fer, traînant après soi un insupportable destin, Faustina vit au milieu des personnages aux visages grimaçants et tragiques, des monstres ricaneurs qui la traquent jusque dans son sommeil, ses cauchemars, hantent ses maladies, des hommes et des démons, des fous et des succubes, des grotesques, des magiciens.
Des scènes implacables se succèdent qui mettent en évidence le destin d'objet de Faustina, qui révèlent à quel point elle est manipulée par les puissances infernales. Il n'y a pas chez elle ces invocations à l'enfer, cette grandeur du défi à Dieu à travers l'appel de Satan du personnage de Goethe, mais une tentative pour échapper à un destin déjà sur rails. [...]
Moins flamboyant que Les Voleurs de feu, La femme Faust porte la même griffe qui la fait ressembler à un porche roman avec ses sculptures naïves ou rudes, son langage trivial, scatologique parfois, toujours fort et puissant, cette griffe, celle d'un véritable écrivain.
Vogue :
Poète et metteur en scène, Vouk Voutcho est l'auteur d'un premier roman (paru aux Éditions du Seuil), intitulé Les Voleurs de Feu, une chronique moyenâgeuse de la vie d'un village paysan perdu dans les Balkans et en proie à la rudesse du pays et la cruauté de sa population.
Ce premier ouvrage, qui fut accueilli avec une chaleur unanime par la critique française, était déjà en quelque sorte un règlement de compte, de la part de l'auteur, avec le passé, une transcription mythique de l'histoire de son peuple.
Aujourd'hui Vouk Voutcho nous offre La Femme Faust, le premier volume d'une trilogie qui porte le titre générique de « La Tragédie apprivoisée ». Il s'agit à nouveau d'un règlement de compte avec le passé, puisque l‘auteur avoue : « Ce livre aura servi à déculpabiliser ma mère qui nous avait abandonnés, mon frère et moi, à un très jeune âge. C'est à travers mon écriture que j'ai compris le dilemme qui la torturait. » Orphelin dès l'âge de 8 ans après le suicide de sa mère, Vouk Voutcho a toujours cru que la femme était « plus grand créateur que l'homme, plus grand martyre, plus grand voyageur, plus grand héros, plus grand criminel. » [...]
L'auteur a traité le sujet avec énormément de poésie et de talent, de fraîcheur et de sensibilité, et une authenticité étonnante venant d'un homme traitant d'émotions féminines. Son compte rendu des sentiments ressentis par Faustina durant sa grossesse, sa peur, si commune chez la femme, de faire naître un enfant anormal, sont recopiés dans leur intégralité du journal intime de sa propre mère, d'où leur véracité.
Edgar Reichmann – Le Monde des livres :
Depuis le premier texte anonyme paru à la fin du seizième siècle à Francfort, chez Spies l'imprimeur, jusqu'à Marlowe, Goethe, Valéry, Nerval, Thomas Mann, tout semblait avoir été dit sur le magicien wurtembourgeois. Wagner et Schumann, Berlioz, Liszt et Gounod ont immortalisé Faust dans leur musique. Méliès, Murnau, René Clair, en ont recréé l'image inquiétante pour l'écran.
Que nous apporte de neuf Vouk Voutcho dans son texte étonnant d'un écrivain dont le talent égale l'ambition ? Tout d'abord il actualise, dramatiquement, la double pulsion dominatrice et suicidaire de ce personnage éminemment européen qui, tant que durera notre civilisation, restera un contemporain. Ensuite, en le situant dans les terres dalmates incertaines, aux confins de l'Europe romantique et baroque, nourrie des secrets de l'Orient, il enrichit la légende germanique en lui infusant les mythes archaïques des Balkans. Enfin, inversant un rôle typiquement masculin, Voutcho affirme sa foi dans l'éternel pouvoir créateur de la femme et lui rend ainsi la place qu'elle mérite, au cœur de la plus moderne des mythologies.
LE BEL ENFER
Roman, 227 p. Éditions Encre, Paris.
Le même livre chez Superroman, Belgrade. 4 éditions, vendues en 45 000 exemplaires.
Ce roman n'est plus disponible en librairie.
Extraits de presse
Yezdimir Radénovitch – Politika :
Le troisième livre de Vouk Voutcho publié en France, sous le titre paradoxal et tout à fait juste, le Bel Enfer (Éditions Encre), aborde en substance l'investigation de la légende de son auteur, c'est-à-dire la recherche de sa propre identité. [...] En général, c'est un joyeux défi romanesque aux deux cardinaux mythes humains, ceux de la femme et de la mort, décrivant l'issue tragique du contrepoint de l'érotisme et la Faucheuse.
UN HOMME CHANCEUX
Roman disponible en téléchargement chez Éditions de Chambre.
Commentaire
Armé de son optimisme inébranlable, un vieil homme raconte sa vie ratée, confiant dans l'avenir et en attente sereine d'une nouvelle réincarnation. Bizarrement, se résignant à son sort, il arrive à apprivoiser sa propre tragédie...